vendredi 30 juillet 2010

Instants volés


J'aimerais vous dire leurs noms. En français, en latin. Vous dire qu'il ne s'agit pas de zèbres ou d'enclumes. Vous dire que ces papillons des rives du Rhin poussent aussi ailleurs pour peu qu'on prenne le temps de les arroser. Juste un peu. Pas trop. Avec de l'eau gazeuse parce qu'ils en aiment les bulles.
J'aimerais vous dire leurs noms de papillons mais je m'en moque un peu, il y a de beaux blogs et de gros livres riches d'illustrations qui font ça mieux que moi. Ce que je veux partager avec celles et ceux qui s'égarent ici, ce ne sont pas trois photos mais trois instants volés, trois secondes d'une sorte de petit bonheur. Un mélange de chance, de grâce et de lumière...

jeudi 29 juillet 2010

Vagues


Les goélands et les mouettes flottaient sur le vent. Sur la digue en béton, les pêcheurs tentaient de tirer la mer avec leurs canes comme on remonte ses couvertures dans son lit. Les vagues grises sous le ciel bleu charriaient l'écume.
Cela ne suffisait pas à laver la digue de ses odeurs rances. Comme partout, les chiens exposaient leurs crottes. Un festival que leur disputaient les hommes empressés, impatients qui préfèrent pisser là plutôt que de rater un maquereau. Voir Dieppe et vomir.
Les chiens sont pardonnés, ils sont tenus en laisse.
Les hommes sont également excusés, ce ne sont que des bêtes...

mercredi 28 juillet 2010

Nuages


Les nuages bourgeonnent, poussés par le vent d'ouest.
Ils avancent sur le vaste plateau picard doucement valonné,
Dessinent le soir venu des montagnes enneigées que seule la lumière gravit.

mardi 27 juillet 2010

Avant la pluie

Dans la prairie qui surplombe l'étang du Beilenkopf, les papillons étaient nombreux lundi après-midi.
Il me fallait marcher lentement sous peine de les faire s'envoler. Les nuages sombres sont ensuite apparus, les ailes se sont fermées et les papillons ont rejoint le pied des herbes en attendant la pluie...

mercredi 7 juillet 2010

A l'aube des vacances


A l'aube de mardi, le soleil restait caché derrière son armure de nuages. Cela ne m'a pas découragé et j'ai continué à rêvasser en regardant le ciel changeant...


Ce matin, en arrivant près de la digue du Rhin, j'ai aperçu une plume d'ange oubliée dans le ciel. J'ai essayé de me rappeler le texte de la chanson de Claude Nougaro, en vain.


Ce n'était peut-être pas un ange mais un cygne qui l'avait laissée là le temps de faire sa toilette...


Enfin le soleil ! Je n'ai pas rêvé :)


[Vers le vent est en pause jusqu'à la fin du mois. A bientôt !...]

Papillons du soir


Jusqu'à présent, mes coins à papillons avaient été épargnés par les faucheuses mécaniques. J'en ai largement profité. Lundi, les rois de la fauche ont ratiboisé mes talus secrets et je n'ai plus rien à me mettre sous l'objectif. Mes petits jardiniers se font rares.
Toute cette herbe folle gênait les cyclistes qui déambulent comme s'ils disputaient un critérium, les pêcheurs qui guettent Jonas dans sa baleine et tous ces gars dans leurs bureaux climatisés qui aiment la nature lorsqu'elle ressemble au gazon. Qu'ils se rassurent, il n'y a plus rien à voir !
Je leur souhaite de bons coups de soleil, ils ne méritent rien d'autre...

mardi 6 juillet 2010

La lumière du lundi


Combien sommes-nous ? A nous lever de bonne heure pour surprendre la lumière du lundi... Je suis toujours étonné de ne pas surprendre sur la route qui les mène au travail, arrêtés sur l'accotement, la main en guise de visière devant leurs yeux, des automobilistes en train de contempler le gros soleil rouge.
Les voitures me dépassent, les conducteurs semblent fatigués, agacés par cette lumière vive qui leur fait face. Au bord de la route, je suis seul à prendre des photos. Parfois, une auto s'arrête à ma hauteur, qui a cru reconnaitre un collègue de travail, qui propose son aide me croyant en panne. Jamais pour me dire "C'est chouette, non ?!"


En revenant du Rhin, je suis passé sur le pont qui enjambe la Sauer. Cela faisait longtemps que je cherchais à capter un autre pont mais ce n'était jamais le bon moment. La lumière du lever du jour m'a permis de photographier cette arche naturelle...

lundi 5 juillet 2010

En avant toute !

Je me rappelle parfois mes rêves. Les plus étranges, les plus cocasses. Me réveiller en sueur parce que j'allais au travail en chaussons. Me rendormir parce que la fille entrevue était drôlement jolie...
Le rêve qui m'apaise en ce moment, ce sont les oiseaux. Perchés, en vol ou posés. C'est un rêve qui revient souvent. L'oiseau apparait et l'agitation cesse. Le calme, la quiétude... Je lève la tête, j'observe et me rendors.

Il arrive que la balade m'entraine vers le rêve et la nuit. Lorsque je surprends dans le viseur de mon APN une scène presque déjà vue, déjà rêvée. Comme ces canards en famille ou ces fuligules endimanchés dès l'aube. Cela me touche profondément et je ne sais pas dire pourquoi. C'est assez bizarre de constater qu'on peut être ému par le petit théâtre des oiseaux.
Lorsque je constate autour de moi, le nombre de gens qui se rêvent en oiseau... je ne suis pas seul, c'est assez commun. Ce qui est moins commun est sans doute de l'avouer.
Parfois je me moque de ces porteurs de rêve qui osent dire "si j'étais un oiseau..." mais je ne les raille pas, c'est ma façon de les reconnaitre, d'admettre notre fraternité de plumes et de bec...

dimanche 4 juillet 2010

Roses de Picardie 2


Eloigné de l'océan, je regarde un peu idiot les plis des pétales de rose comme des vagues. Des vagues fragiles que le vent et la pluie peuvent anéantir. Des vagues qui ressemblent à des tissus dont personne ne se pare. Des vagues qui s'enroulent et se déroulent, libèrent la lumière des rêves...


samedi 3 juillet 2010

Fleurs du Rhin 5

Il y a moins de fleurs sur les berges du Rhin en ce moment mais je trouve encore de quoi m'émerveiller...

vendredi 2 juillet 2010

2 Papillons pour Flo


Papillon du matin,
Papillon du soir,
Les ailes repliées,
Attendent
Que le soleil se lève,
Que le nuage dans un sourire
Laisse la lumière irradier,
Prolonger sa vie
Quelques jours ou une heure encore,
Le temps qu'un photographe au chapeau de paille
Leur tire le portrait,
Histoire de faire rêver un ado curieux de tout
Flo
Et d'autres 
Bienvenus
Dont j'imagine le sourire...


jeudi 1 juillet 2010

Ombres et lumière


Ce paysage n'est pas spectaculaire, c'est le Rhin à quelques kilomètres de la maison.
A l'aube, la brume cache l'horizon mais on devine les hauteurs de la Foret-Noire, der Schwarzwald.
Le piémont est une plaine où fleurissent de jolies villes à l'architecture baroque, Baden-Baden est sans doute la plus connue.


J'aime le matin quand les ombres humides peignent le paysage.
Le chant des canards et des mouettes couvre le ronronnement des grandes péniches qui remontent jusque Rotterdam.
En fait, il n'y a pas de bruit. La rumeur des autoroutes et des avions est avalée par le vieux fleuve.


Les pêcheurs ont lancé leurs lignes depuis la digue pour attraper les premières lueurs.
Mais ce sont les remous d'une péniche qui amènent à mes pieds le soleil...