mardi 30 novembre 2010

Pinson

Pinson des arbres

La semaine dernière, je déplorais l'absence des pinsons à la mangeoire. Avant-hier, j'ai reconnu un pinson des arbres sur le balcon, chassé de la mangeoire par les moineaux.
Hier matin, les chutes de neige voilaient le ciel, je manquais de lumière pour faire des photos correctes mais ça ne m'a pas empêché d'observer un couple qui s'enhardissait, s'approchant davantage de la mangeoire, bravant les verdiers et les moineaux.

lundi 29 novembre 2010

Talus fleuri

Talus fleuri - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Je n'attends pas la neige.
Nez collé à mon APN, j'observe les oiseaux de la mangeoire.
Je me perds dans le ciel lourd et gris, je rêve de fleurs et de vent doux et frais...

samedi 27 novembre 2010

Caméra mangeoire

Grosbec casse-noyaux

Il y a parfois de petits drames autour de la mangeoire.
Les mésanges heurtent souvent la baie vitrée du salon, la plupart du temps sans gravité. Avant-hier, le choc a été fatal à une mésange charbonnière. Je l'ai ramassée mais je n'ai pas osé la photographier ainsi.

Moineau domestique

Sittelle torchepot

Cadavre exquis

Poèsie Google

Une poèsie Google pour commencer :

regarder sous les jupes,
balade sous les jupes,
du vent dans les jupes,   
jupes au vent,
petit coin inconnu en image,
photos vent sous la jupe,
rêves: 3 oiseaux,
vent sous les jupes,
vers le vent,
videos vent sous les jupes...

Parfois j'ai un gros doute. On nous décrit Google comme une espèce de Big Brother qui voit tout, sait tout de nous.
Un aperçu aux mots-clés de recherche accessibles depuis la page Statistiques du Tableau de bord de blogpost me plonge dans un profond désarroi.
Les mots-clés que j'introduis sous mes messages servent au mieux à améliorer la recherche au sein du blog mais Google n'en tient pas compte (sauf pour indexer les images).
S'ils veulent améliorer leurs algorithmes de recherche, les grosses têtes de Google ont encore du boulot...
Mais bon, quand on a fait des études sérieuses - genre bac+5 avec des maths et des stats - et que l'on constate les recherches touche-pipi des internautes, a-t'on envie d'améliorer le bouzin ?

Le bon coté des choses, en ces heures tristes où les barbus rêvent d'encager la moitié du genre humain, c'est que Google m'envoie des gars qui aiment les jupes...


Cadavre exquis

vendredi 26 novembre 2010

Arnavis Sunset

Arnavis Sunset

Le vent souffle à peine.
Les impassibles géants caressent les nuages alors que s'étirent les ombres.
Au loin, le cri du nocrin des pierres guide vers lui les pas du prédateur.
Cette nuit encore les colons dormiront sans oser rêver...

Red Arnavis

jeudi 25 novembre 2010

Quelques visiteurs

Geai des chênes

J'aurais aimé montrer de meilleurs clichés du Geai des chênes mais ce bel oiseau ne s'est pas représenté à la mangeoire.
Les merles et les verdiers sont des habitués. Les merles cherchent à faire la police tandis que les verdiers semblent faire la tête.
Je n'ai pas encore observé les pinsons, les rougequeues et les tarins présents l'hiver dernier.

Merle noir

Verdier

mercredi 24 novembre 2010

Mes anges

Mésange Bleue

Les anges qui veillent sur moi ne sont pas de grandes ombres muettes échappées du film Les Ailes du désir.
Mes anges sont de petites boules de plumes colorées.
Elles ne chantent pas, elles titinent.
On peut dire aussi qu'elles zinzinulent.
Titinent-elles le matin au lever du soleil ?
Préfèrent-elles zinzinuler de concert ?

Mésange Charbonnière

Zinzinulement.
Ce mot me plait!
Zinzinulement.
Alors que le hululement de la chouette effraie, le zinzinulement de mes anges me rend doucement zinzin...

Mésange Nonnette

mardi 23 novembre 2010

Arnavis Base

Arnavis Base - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Les nuages avancent en troupeaux, encouragés par le vent.
C'est un soir comme les autres sur Arnavis.

Les premiers occupants de la base sont enterrés près des monolithes.
Les colons qui ont bâti la ville sur ses ruines les ont oubliés là.
Personne ne pense aux morts désormais.

Les prédateurs n'ont pas profané les sépultures, la roche est trop dure.
J'en aperçois parfois, babines retroussées, humant l'air quand les navettes survolent les proies qu'ils convoitent.
Les laineux s'enfuient tandis qu'ils restent interdits, affamés.

Les prédateurs regardent passer mon équipage sans bouger.
Au volant, abrité des poussières et du vent solaire par le casque de ma combinaison, ils ne me trouvent pas appétissant...

lundi 22 novembre 2010

Les 3 consoeurs

Mésange bleue

La mésange bleue et la mésange charbonnière étaient des habituées de la mangeoire.
La mésange nonnette est une nouvelle venue. Elle vient moins souvent et s'attarde peu.
Le matin, elles me guettent depuis le cerisier. Le bruit du volet roulant du balcon les attire, elles attendent que je garnisse la mangeoire. Moins d'une minute plus tard, leurs allées et venues commencent et donnent le signal aux moineaux que la mangeoire est ouverte. Un peu plus tard, les verdiers, parfois un couple de tourterelles viennent mettre les pattes dans le plat. Le timide rouge-gorge attend que tout ce beau monde soit repu pour oser s'aventurer.
Assis à la table de la salle à manger, j'observe leur ballet...

Mésange charbonnière

Mésange nonnette

samedi 20 novembre 2010

Nouvelles têtes à la mangeoire

Grosbec casse-noyaux

Le froid, le mauvais temps m'ont poussé à ré-ouvrir la mangeoire plus tôt que prévu.
Les habitués sont présents (mésanges, moineaux, verdiers, merles). De nouveaux venus se sont joints à eux. Le geai des chênes que j'espère capter, le grosbec casse-noyaux mais aussi casse-pieds car il dispute tous les autres invités, la sittelle torchepot dont se méfient tous les oiseaux...

Sittelle torchepot

jeudi 18 novembre 2010

Science-fiction 1

Industrial Family - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Lorsque j'étais enfant, c'est à dire dès 7 ou 8 ans, j'étais persuadé de vivre dans un monde de robots, de gens qui n'étaient pas de véritables êtres humains mais des machines qui s'éteignaient ou s'allumaient lorsque je quittais ou entrais dans une pièce.
Bien entendu, mes parents n'étaient pas mes vrais parents, ils étaient trop gentils pour être des parents, ils étaient donc des robots! J'ai gardé cette logique un peu absurde assez longtemps.
Je n'étais pas sur d'être un humain mais plutôt un robot. Ainsi, un peu plus tard, dans le monde que je m'étais construit, mon frère était un double - à l'époque, je ne connaissais pas le mot "clone" - qui devait servir pour les pièces détachées et, s'il ne voulait pas souvent jouer avec moi, c'était parce que je ne devais pas l'user. De la même manière, je croyais que les personnes âgées en fin de vie étaient transformées en robots électro-ménagers. Par superstition, je m'étais promis de ne jamais boire de café pour ne pas fatiguer le grand-père Ernest devenu, comme chacun sait, moulin à café électrique, puisqu'il avait passé les dernières années de sa vie près du poêle à bois où on posait la cafetière.

Slaves - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Peu à peu, j'ai pris conscience que je n'étais pas un robot parce qu'un robot ne peut pas souffrir. Le monde était une sorte de décor, de théâtre de marionnettes où je paraissais m'agiter mais où seuls changeaient les fonds de scène. Je ne savais pas c'était un thème de science-fiction assez commun.
Je vivais dans un monde de science-fiction parce que le monde autour de moi annonçait ou se nourrissait de ce genre d'idées, le journal Pilote que lisaient mes cousins où je suivais les aventures de Valérian et Laureline, agents spatio-temporels, les feuilletons télévisés tels que les Envahisseurs, la 4è dimension et plus tard Le Prisonnier, l'actualité avec les premiers pas de l'homme sur la Lune m'enfermaient dans un monde de rêves, de cauchemars aseptisés...
A l'age de 10 ans, je vivais sur un ruban élastique de quelques mètres de large et que j'appelais le monde. J'étais convaincu qu'en remontant le cours du ruban, je remonterais dans le temps... Il m'a fallu du temps pour oublier que je vivais le jour et que mes rêves étaient la vie de mon double situé de l'autre coté de la Terre et plus certainement sur une autre planète...


The Construction of Light - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Je suis parfois étonné de vous voir si nombreux sur mon ruban ;-)

(à suivre...)

mercredi 17 novembre 2010

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère

L'Amaryllis (Pyronia tithonus)

Tri des photos estivales.
Aujourd'hui les papillons.
Un drôle d'exercice!...

Le Fadet (Coenonympha pampylus)

Classer des zèbres selon les rayures doit être plus simple.
Classer les panthères selon leurs taches un poil plus dangereux.
Pour faire simple et imagé, disons qu'identifier certains papillons revient à classer les panthères en fonction des rayures des zèbres qu'elles ont mangés.
Ou peu s'en faut.
D'une source à l'autre, leur nom latin adopte plusieurs noms communs.
Parfois, ils s'acharnent tant à ressembler à ceux que je souhaite reconnaitre que je me suis peut-être trompé...

Le Myrtil (Maniola jurtina)

Le Procris (Coenonympha pampylus)

mardi 16 novembre 2010

Près du Donon

Les Vosges près du Donon

Sur la ligne de crête, le vent.
Le vent doux qui bourdonne aux oreilles.
Le vent qu'on entend agiter les branches hautes des arbres.
Le vent de la vallée qui parcourt les chemins sans bruit.

Sur la ligne de crête, le vent.
Comme trois frères.
Chacun son chant.
Le compagnon de marche qui parle en allant, se tait lorsque le bois craque.
Le brigand qui siffle et refroidit.
Le cocher des torrents qu'on n'entend pas, marié au bruit de l'eau qui lave la mousse.

PS: Pour compléter mon propos de "La sylvaine est-elle rentable ?", je précise que j'aime les enfants même si je n'en mange pas tous les jours.

lundi 15 novembre 2010

Epelis

Epelis - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Epelis est une petite colline battue par le vent à la sortie d'Anarta...
Vous êtes un peu perdus.
Anarta ?
Une petite recherche et Google nous dit que Anarta est un ancien royaume d'Inde évoqué dans le Mahâbhârata, le texte mythologique des hindous. Hindous avec un "s" au pluriel parce que les mots se terminant en "ou" se terminent par "ous" informe Wikipédia. A l'exception de bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou et pou qui prennent un "x".
Je ne connais pas les Hindous. Je ne sais pas s'ils préfèrent le "s" ou le "x" final. En regardant la graphie du sanskrit, leur langue officielle, je me doute qu'ils ont un faible pour le "s".

Epelis est une petite colline battue par le vent à la sortie d'Anarta...
Google dit également que Anarta est une sorte de papillon, Anarta myrtilli, la Noctuelle de la Myrtille. Anarta pugnax. Anarta melapona, l'Anarte du Marsault. Noctuelle sonne bien, Anarte est un peu sec, il lui manque le "a" final qui prolonge naturellement le souffle.
Epelis est aussi un papillon de la famille des Géomètres, Epelis truncataria. Ou un canyon réalisé par un certain Darthmagus en 2007.
Je croyais inventer en une phrase un lieu dit et un bled, et je me retrouve piégé par mes lectures. Victime du complot des papillons!

Epelis est une petite colline battue par le vent à la sortie d'Anarta...
Les grandes herbes y poussent.
Avant on ne laissait pas grandir les arbres.
Surtout, ne me demandez pas pourquoi...

dimanche 14 novembre 2010

La Sylvaine est-elle rentable ?

On me demande souvent à quoi ça sert d'aller par monts et par vaux pour prendre des photos.
"Pourquoi photographier des bestioles et des piafs qui sont déjà dans les livres ?"
Pour apprendre, connaitre, aimer!

Ma réponse ne leur plait pas.
"Qu'est-ce ça rapporte ?"
Faudrait-il toujours que la connaissance rapporte de l'argent ?

La Sylvaine

"Qu'est-ce ça rapporte ?"
La question de mes interlocuteurs est banale, ce qu'on apprend ou ce que l'on fait doit permettre de s'enrichir financièrement. Ou d'en vivre. Point.
Mais si je leur retourne la question : "Pourquoi avez-vous fait des enfants, puisqu'ils vous coutent plus qu'ils vous rapportent ?" Je ne suis plus le petit gars sympa qui prend des photos mais une espèce de tordu. Un monstre qui n'aime pas les enfants. Dans leur petite tête de balai-brosse, le raccourci s'impose : "Comment un monstre qui n'aime pas les enfants peut-il aimer la nature ?" Je ne réponds pas. Ça risquerait de nous mener vers des rivages incertains...
A retenir : "Qu'est-ce ça rapporte ?" est une question normale tandis que "Pourquoi avez-vous fait des enfants ?" est une question bizarre. Je me demande pourquoi personne ne me l'a jamais appris...

La Sylvaine boulottée par un Anax napolitain

samedi 13 novembre 2010

Nymphalides

La Mélitée des Centaurées

Je vous épargne les noms latins de ces papillons.
Pas par paresse. Par prudence.
En ces heures étranges où la peur traque les faciès et les noms exotiques, elle serait capable de reconduire mon disque dur à la frontière...

Le Demi-deuil

Le Tristan

vendredi 12 novembre 2010

Shadowatchers

Shadowatchers - Image de synthèse réalisée avec MojoWorld

La première fois que je lus l'expression "Shadow Catchers", c'était en quatrième de couverture du récit de l'écrivain Yves Berger, "L'attrapeur d'ombres", paru en 1992. Avais-je déjà lu ce mot auparavant ? Dans un album du Lieutenant Blueberry peut-être... Était-ce "La Mine de l'Allemand perdu" ou "Le Spectre aux balles d'or", "Nez Cassé", "La longue marche" ou "La tribu fantôme" ? Impossible de m'en rappeler...
Était-ce un peu plus tard, lorsque adulescent je découvrais les photos d'Indiens d'Amérique du Nord de Edward S. Curtis dans le recueil "Pieds nus sur la Terre sacrée" ? J'appris bien plus tard que les Indiens qu'il photographiait l'appelaient "Shadow Catcher".
Je cherche, je cherche... Où ai-je entendu la légende des "Shadow Catchers", ces esprits qui retiennent les ombres de la nuit pendant le jour ? Dans un roman de Tony Hillerman ? Probablement. Pendant un rêve ? Sans doute...
J'ai tout de suite aimé ce mot et j'ai composé plusieurs images avec le logiciel Terragen en 2005 et 2006 qui portent ce nom.
En 2004, Armands Auseklis créait avec le logiciel MojoWorld la planète "Shadowatchers". Je ne sais pas ce qu'il avait en tête lorsqu'il l'a baptisée. Mais j'aime croire que son monde de science-fiction est un lointain cousin de mes "Shadow Catchers"...

Pieds nus sur la terre sacrée ISBN 9782207220023
Planet Shadowatchers par Armands Auseklis

jeudi 11 novembre 2010

Passagers clandestins


Qui les remarque
La plupart du temps ?
Élytres dorées
Ils se balancent au gré du vent
Clandestins tapis sur la fleur
Persuadent les papillons
Qu'ils en sont les capitaines...


mercredi 10 novembre 2010

Azurés

Azuré

Comme beaucoup d'entre vous, je profite des pluies automnales pour effectuer le tri de mes photos. C'est une tache un peu fastidieuse car j'essaie d'identifier mes acrobates préférés.
Ce qui me rassure c'est qu'aucun chef d'oeuvre oublié ne dormait jusque là sur mon disque amovible, ça me donne envie de recommencer le printemps prochain! En me disant que je finirai un jour par faire une bonne photo - une de celles qu'on encadre au mur - et pas simplement une jolie photo parce que le papillon est joli.

Azuré de l'Ajonc

Je crois avoir identifié l'Azuré de l'Ajonc parce que cette plante était très répandue sur les talus où je les photographiais. Bien entendu, je peux me tromper. Ainsi, l'usure des écailles du premier papillon ne me permet pas d'affirmer qu'il est parent avec les 2 suivants.
Ne sortez pas les fusils en cas d'erreur, juste un petit mot dans les commentaires et je corrigerai, merci!

Azuré de l'Ajonc

Ces photos ont été prises au printemps au bord du Rhin.

vendredi 5 novembre 2010

L'Aigle

L'Aigle - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Cette image est une suite de La Tour Penchée.
Une variation sur le thème où la tour est devenue piton.

Il n'y a pas d'aigle à Schaffhouse.
Des petits rapaces, buses variables, faucons crécerelles.
Et les oiseaux des jardins comme un peu partout.
Mésanges, moineaux, verdiers, pinsons, parfois un rouge-gorge, merles, tourterelles.
Je les observe depuis la porte-fenêtre du balcon.
Les mésanges sont chargées de l'ordre et de la propreté aux abords de la mangeoire.
Elles prennent très à coeur la tache que je leur ai confiée.
Si j'avais donné le boulot à un aigle, ça ne se serait sans doute pas passé aussi bien.
Il aurait mangé mes petits invités parce qu'il ne digère pas les graines de tournesol trop riches à son gout.
Le balcon serait couvert de plumes et de restes.
Ce serait triste.
Nous serions soupçonnés, l'aigle et moi, dès qu'un chat du voisinage disparaitrait.
Ou une cigogne.
Les villageois tiennent à leurs cigognes.
Lorsqu'elles sont là, c'est le printemps. Puis l'été.
Sans cigognes, personne ici ne saurait dire précisément en quelle saison on se trouve. Ce serait fâcheux.
Le matin, elles se perchent sur les réverbères et claquent du bec pour nous réveiller, pour se rendre utiles.
Mon aigle ne fait pas réveil-matin mais il me fait rêver...

jeudi 4 novembre 2010

Grand vent

Grand vent - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

L'image n'est pas de saison. Le vent est de toutes les saisons, les fleurs du printemps. Le blé n'est plus en herbe mais ce n'est pas encore l'été...
Je me demande parfois pourquoi j'imagine une telle image.
Pourquoi rêver de rochers, de canyons, de planètes improbables, d'arbres sous le vent ?
Pourquoi créer des scènes champêtres et des paysages déserts plutôt que des petites nanas à demi-vêtues tentant d'échapper à quelque monstrueux alien ?
Ce n'est pas une question de censure, rien ne m'en empêche.
Dans ma boite à outils logicielle, j'ai les outils qui me permettraient de montrer des nanas virtuelles mais chaque fois que l'envie m'en prend, c'est plutôt un robot qui émerge ou un androïde, bref je repars dans la science-fiction...
Une petite nana à demi-vêtue bravant un monstre, une pluie d'astéroïdes ou prenant le frais à l'ombre d'un arbre ferait à coup sur grimper l'audience de ce blog!
Je m'inquiète lorsque je constate que la page la plus vue est "Sous les jupes" qui montre une photo d'arbres, sous les jupes des arbres.
Ca m'intrigue. A chaque fois qu'un type tape "sous les jupes" dans son navigateur internet, Google le prend au mot et l'amène ici.
Un pied de nez des algorithmes du moteur de recherche aux amateurs de petite culotte ?...
Soyez rassuré(e)s, je ne vais pas changer!
Vers le vent continuera de proposer mes photos de nature et mes rêves de rochers.
Et tant pis si cela déçoit les coquins...

mardi 2 novembre 2010

La Tour Penchée

La Tour Penchée - Image réalisée avec Vue Esprit
Lorsque j'étais enfant, la tour ne penchait pas.
Elle se dressait dans la plaine et ses habitants dominaient la brume, caressaient les nuages.
Je ne m'en souviens guère, je n'avais pas six ans...
Lorsque mon arrière grand-père Ernest, petit homme frêle et discret, éternua si violemment, et pour la dernière fois, que la tour en fut secouée!

Au début, on n'y prêta guère attention.
La tour dodelinait de la tête sous le vent d'ouest et seuls les résidents des ultimes étages en étaient témoins.

Les années passèrent et nous ne pouvions pas ne pas voir la tour pencher.
Les hauts résidents partirent en quête d'une autre tour, nous n'avons pas déserté les bas étages.

On oublia la cause de son affaissement.
Il n'y avait plus que ma grand-mère Lulu, sa fille, pour se rappeler les conséquences du dernier souffle d'Ernest Barré...

J'étais à peine adulte lorsque mon grand-père décida de perdre la tête et, errant ainsi dans les étages, de ne reconnaitre personne.
Les oncles et les tantes, les cousins et les soeurs inventèrent des jeux pour nous convaincre de la chercher, de trouver cette tête manquante.
Nous avons cavalé, couru en tous sens dans la tour sans jamais la reconnaitre dans ce regard perdu qui hantait mon grand-père.
Et quand nous l'avons dénichée enfin, elle semblait dormir.
Notre découverte accentua son inclinaison à laquelle mon père et mes oncles durent opposer de lourdes arches...

Les enfants adorent chevaucher les arches de la tour penchée.
Flâner sous leur ombre apaisante.
Parfois mon père gravit ses hauteurs à la recherche de photos oubliées, de souvenirs d'enfance, de montagnes embrumées.
J'entends mes soeurs parler, rêvant de bâtir à leur tour des arches nouvelles et lourdes.
Je n'y entends rien.
Je sais qu'un matin la tour n'existera plus que dans mes songes et qu'il me faudra guider l'oiseau vers ce petit torrent où, en compagnie d'ombre et de lumière, il écoutera la montagne pousser...