lundi 31 janvier 2011

Etourneaux

Étourneau sansonnet

Un tri rapide du disque dur me permet de vous proposer quelques portraits d'étourneaux. Ils viennent rarement à la mangeoire du balcon. Comme les verdiers d'Europe, ils semblent toujours faire la tête!

Étourneau sansonnet

Étourneau sansonnet

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Étourneau sansonnet

vendredi 28 janvier 2011

Intermittent du spectacle

Grosbec casse-noyaux (femelle)

J'avais brièvement observé le Grosbec casse-noyaux en novembre dernier.
Fin décembre, une femelle se tenait timidement dans le cerisier sans oser approcher la mangeoire. Il y a deux jours, je surprenais un mâle les pieds dans la mangeoire.
Récemment, Lucie lui a consacré un bel article dont je vous recommande la lecture...

Grosbec casse-noyaux (mâle)

Grosbec casse-noyaux (mâle)

jeudi 27 janvier 2011

Rêve de tropiques

Rêve de tropiques - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Loin de l'hiver, je rêve de tropiques, de palmiers, de soleil et d'oiseaux...

mercredi 26 janvier 2011

Oie cygnoïde

Oie cygnoïde

J'ai photographié une première fois cette oie en décembre 2010 à l'entrée de la Réserve naturelle de Munchhausen.
Elle était la seule de son espèce et nageait aux cotés des cygnes tuberculés et des canards colvert. Après une recherche un peu hâtive dans mon guide, j'ai cru qu'il s'agissait d'une oie rieuse. L'assurance de Christiane à réfuter mon identification m'a poussé à poursuivre mes recherches.
J'ai enfin mis un nom sur cette belle oie grâce au site oiseaux.net : il s'agit d'une oie cygnoïde (Anser cygnoides), originaire d'Extrême-Orient. Je ne sais pas comment elle est parvenue à la Réserve, si elle est échappée d'un élevage ou si elle n'a pu repartir après une pause migratoire.

Oie cygnoïde

Oie cygnoïde

Bienvenue au club!

Au Camp 94, les activités ne manquent pas ! Sur l'esplanade, à toi les joies du cache-cache avec les animateurs, les premières glissades ou la construction de châteaux de boue ! Si tu aimes les vacances actives, profite de la vaste enceinte du camp pour partir à la découverte des chemins de ronde et des miradors !

Pour plus de calme, l'infirmerie du centre de rétention t'ouvre ses portes afin de préparer les interrogatoires auxquels tu seras soumis ! Au sous-sol, une salle d'isolement te permet également de réaliser tes expériences étonnantes de survie. Des caméscopes sont aussi à notre disposition pour réaliser des publicités, des sketches gouvernementaux... Enfin, si tu as d’autres idées d’activités, n’hésite pas à en faire part à tes animateurs !

Welcome Romanians! - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Ce séjour, proposé en tout temps de l’année scolaire, se veut un véritable temps de repos et d’évasion pour les enfants. Ils ont la liberté de se lever à leur rythme le matin et peuvent ensuite rejoindre les activités de leur choix, définies la veille suivant les souhaits de l'industrie pharmaceutique. Répartis par douzaine et par tranche d’âge dans les baraquements, les enfants sont libres de se rassembler par affinité pour certaines activités thérapeutiques et les repas.

L'équipe d'animation est composée d’un directeur commandant, d’un médecin directeur adjoint et d’un escadron d'une centaine de sous-officiers commandés par un capitaine. Des infirmiers, cuisiniers et des agents de service extraits du Centre de Rétention pour Adultes Sans Emploi complètent l’équipe d’adultes.

Située sur l'ile de Sarkolas, Fort-Louis est une agréable cité pénitentiaire. Entourée de remparts, la ville a conservé les traces de son glorieux passé collaborationniste, dont la Citadelle est le plus célèbre témoignage. Fort-Louis, baigné par les rejets du terminal pétrolier, fait face au Centre de Rétention pour Adultes Sans Emploi et à la Prison pour Femmes Adultères, toutes deux accessibles en bateau.

Il est bien sûr possible de déposer les enfants directement au centre de rétention sans déclaration préalable. Toutefois, pour faciliter vos démarches, un formulaire de délation type est disponible en préfecture.

mardi 25 janvier 2011

Space Training

Space Training - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit et Photoshop Elements

Space training est une suite, une variation sur le thème, d'une scène de science-fiction que j'ai crée il y a 5 ans : Run, run, run!
Image du ciel : Terragen 0.9,
Personnages et poses : DAZ Studio 3,
Rendu : Vue 9 Infinite,
Contraste et filtres : Photoshop Elements 9.

lundi 24 janvier 2011

Une nuit

The big city - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Je parcours ce rêve depuis très longtemps.
Cela commence toujours ainsi : je survole la ville en silence, cherchant un lieu où atterrir. Je ne m'étonne pas de voler, si j'utilise un engin ou une paire d'ailes, cela me semble naturel. Je m'inquiète de voir la ville plongée dans l'obscurité. Peu de lumières. Aucun néon. Pas de silence, juste un bourdonnement sourd et régulier.

Une nuit - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Je m'aventure dans ses rues désertes la nuit venue, je m'y perds car je ne reconnais aucun lieu, ses rues changent sans arrêt. Je ne rencontre personne. Pas d'homme, pas d'oiseau. Les ruines côtoient les immeubles neufs et souvent une usine - mon usine - surgit, immense vaisseau, au détour d'une avenue. A ce moment, mon rêve bégaye, les rues se répètent, mon errance dure, j'essaie de sortir du sommeil.
Mon cerveau m'envoie alors des images apaisantes, le visage d'un ami sur une affiche, une fenêtre qui s'ouvre et laisse deviner la voix d'un parent. Aujourd'hui, une machine tentaculaire dont le ronronnement m'empêche d'avancer. Pourquoi mon cerveau dit en image que mon ronflement l'indispose ?

The reactor - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

samedi 22 janvier 2011

Dans la lune

Dans la lune - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Je m'attarde souvent la fenêtre du balcon pour observer le ciel et les nuages, le soleil levant du printemps, le soleil couchant de l'automne, les oiseaux qui volent seuls, les oiseaux qui volent en bande, en famille ou en escadrille. Combien d'heures ai-je perdu en boudant ainsi mon téléviseur ?
Parfois, il arrive que des visiteurs inattendus m'arrachent à ma rêverie. Un chat noir et blanc qui chasse dans la pâture. Un merle qui pépie l'alerte sur la faitière de la grange. Les baleines une ou deux fois l'an. Lorsqu'elles quittent les eaux chaudes du golfe du Mexique. Souvent accompagnées d'un petit, je les vois traverser le ciel en silence pour rejoindre les eaux froides et riches du Pôle. J'ai toujours beaucoup de peine à les photographier, les baleines disparaissent derrière un nuage dès qu'elles aperçoivent mon appareil dont elles redoutent le flash...

mercredi 19 janvier 2011

Poèsie municipale

Bergeronnette grise

J'aime lire le nom des rues.
Rue Emile Godet, instituteur.
Parfois on reconnait la couleur politique dominante du village à son square Salvador Allende régulièrement fleuri. Curieusement, il n'y a pas d'impasse Augusto Pinochet. Le boulevard Jean Jaurès est souvent proche de la Place de La République et de la Rue de la Paix. Qu'on soit rouge ou bleu, c'est comme une géographie intime qui permet de se repérer dans la ville.
Pour ne fâcher personne, on baptise désormais les nouvelles rues de nom de fleurs, d'oiseaux.
Les cités pavillonnaires et les lotissements ignorent les grands hommes, leurs faits d'armes ou leurs découvertes. Les rues du 1er lotissement ont des noms d'oiseaux, les rues du 2è des noms de poissons, les rues du dernier des noms de fleurs.
Toujours pour ne froisser personne, on ignore les pissenlits et les betteraves, les requins et les poulpes, les moineaux et les pingouins. Qui a établi cette hiérarchie, cet ostracisme municipal qui privilégie des espèces au détriment d'autres ? C'est un mystère... Un mystère qui se répète de village en village. On ne trouve aucune directive ministérielle pour expliquer le phénomène. Rien dans le Code Rural.
Rue des Aigles. Rue des Perches. Rue des Roses.
Où sont les aigles quand ne chantent que les coqs et les merles ? Il n'y a pas d'aigles ici, une colonie de milans, des buses, des éperviers et des faucons qui ne donnent leur nom à aucune rue. Pourquoi avoir choisi un rapace qu'on ne rencontrera jamais ici ? La part du rêve peut-être...
Parfois je suis surpris de découvrir une Place des Pies fréquentée par des pies : quelle mouche a piqué l'édile le jour où il a nommé l'endroit ? Un besoin de transparence ? L'envie de dire toute la vérité ? L'honnêteté ?
Rue de Niederroedern.
Au moins on sait où l'on va. Arrivé à Niederrodern, on arrive rue de Bellac. Bon, on aurait du arriver rue de Schaffhouse comme avant-guerre, mais elle a été renommé en l'honneur des habitants du village de Haute-Vienne qui ont accueilli leurs grands-parents à l'issue de l'exode de 1939. Ça du sens.
Beaucoup de villages alsaciens témoignent ainsi de leur reconnaissance. Ce n'était pas le cas dans mon petit village picard où on a oublié les paysans de la Mayenne...
Grand Rue, Place d'Armes, Rue des Juifs, Rue Neuve, Rue de la Gare cèdent la place à la Rue des Alouettes, Rue des Ablettes, Rue des Tulipes...
Ne pas confondre "200 mètres à gauche après le carrefour" avec "200 mètres à gauche après Carrefour". On se repère comme on peut. On s'abonne au GPS parce qu'on est perdu dans les lotissements qui se ressemblent près de zones commerciales qui se ressemblent toutes. Miracle du satellite qui permet de ne pas périr cramoisi de colère à 200 mètres du but!
Je crois qu'on devrait permettre aux habitants de renommer les rues après usage. Oublier la Rue de la Gare tandis que tout le monde se repère à l'enseigne du Cheval Noir. Et si ça change de propriétaire ? L'auberge porte ce nom depuis 300 ans mais on garde Rue de la Gare alors qu'il n'y a plus de gare et de voie ferrée.
Il y a parfois des noms de rues impossibles à trouver. Rue des Six fesses. Tout le monde savait où trouver la mère et ses deux filles accortes. Le nom officiel ne disait rien à personne et l'égaré repartait bredouille et assoiffé. On a depuis changé le nom officiel pour un plus évocateur Rue des Écoles. On sait où on met les pieds. Plus personne ne réclame les Six fesses et si d'aventure cela arrivait on serait bien en peine de lui indiquer l'allée du cimetière où elles reposent...

mardi 18 janvier 2011

Bientôt la nuit

Climbach

Dimanche. Première journée ensoleillée depuis plusieurs semaines.
Les champs et les bois des rives du Rhin sont immergés, une balade en bottes ne me tente guère aussi je rejoins les Vosges du Nord. Le ciel est clair et dégagé mais les forets sont encore trop sombres à mon gout pour oser quelques clichés.
Au retour, quittant Climbach, le dégradé du ciel semble prometteur et je me dirige vers Croettwiller qui domine la plaine où j'attends l'arrivée de la nuit.

Schoenenbourg

Croettwiller

Croettwiller

lundi 17 janvier 2011

Envol

Cygnes

Les cygnes. Les cygnes de Munchhausen.
Il suffit d'arriver près du pont pour les voir arriver. Ils suivent toujours le dernier venu. Parfois c'est un lanceur de pain dur.
Les cygnes. Ils sont beaux. Peut-être... Je leur préfère les canards et les oies. Il n'y a rien dans l'oeil d'un cygne. Rien de rien. Rien de comparable avec la petite lueur du regard d'une cane ou d'une oie. Je suis sans doute injuste.

Un bruit. Les cygnes s'envolent. Effraient au passage les mouettes. Les canards et les oies n'ont pas bougé une plume.
Les cygnes. Je me demande quel gout ça a. Une escalope couverte de chapelure. Le gout du pain rassis.
Un bruit. Les cygnes s'envolent. Les aigrettes et les hérons jettent un oeil inquiet à la pendule du clocher, les corneilles continuent la lecture du journal comme si rien ne s'était passé, les pigeons achèvent la distribution du courrier...

Cygnes

samedi 15 janvier 2011

Les Bourinets

Les Bourinets - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Enfant, j'aimais beaucoup les Bourinets.
Il fallait marcher dans les contreforts de la montagne. Traverser les prairies et les friches à l'ombre des haies puis, lorsqu'on avait gagné un peu de hauteur, suivre le chemin dans la foret. Au début les arbres laissaient passer la lumière et les chants des oiseaux. En grimpant, le chemin devenait une sente rocailleuse et les feuillus cédaient sous le nombre des sapins. La foret devenait sombre et froide, humide et brumeuse le matin.
C'était agréable de monter aux Bourinets le matin, de quitter la brume des sapins et d'apercevoir un bref instant les géants caressés par les nuages. Quelques minutes plus tard, le soleil tapait presque midi et les nuages déshabillaient ce chaos de rochers.
Enfant, je ne savais pas où aller. Les Bourinets étaient un labyrinthe de rochers moussus et il fallait suivre le cousin né au pays pour ne pas s'y perdre! En fait, ce n'était pas si impressionnant car les adultes nous laissaient jouer à cache-cache pendant leur sieste.
J'aimais aussi ce rite simple que nos familles avaient attachés à ces lieux. Sortir la bouteille de vin blanc du sac et la plonger dans la source froide au flanc des Bourinets. Reprendre son souffle en ne parlant de rien ou presque. Regarder l'horizon et, quand la bouteille de blanc était fraiche, admirer les adultes sortir leurs verres à moutarde de leurs sacs comme un magicien présente un lapin de son chapeau, les écouter boire à petites lampées le vin que la source avait béni.
Je voyais bien que ce n'était plus un vin blanc ordinaire. Les hommes faisaient claquer la langue, se racontant des histoires de grands que je ne comprenais pas. Les femmes dont les yeux brillaient désormais ne pouvaient retenir les fous rires pendant qu'elles écaillaient les oeufs durs du pique-nique...

lundi 10 janvier 2011

Lundi c'est ravioli

Geai des chênes

Que faire un lundi de janvier envahi par le brouillard ? Trier des photos sur le portable tout en regardant les oiseaux s'ébrouer à la mangeoire du balcon...
Mes premiers visiteurs sont les habitués (mésanges, moineaux, verdiers) que l'arrivée du geai des chênes ne trouble pas. Il s'approche doucement et, ne trouvant rien à son gout, part se réfugier dans le cerisier.
Plus tard, c'est l'affolement général! Les oiseaux se cognent aux vitres du balcon, fuient en tous sens : un rapace vient se poser pendant que je suis à table. Je n'ai que quelques secondes pour capter ce bel épervier. Je ne suis pas certain de l'avoir correctement identifié...

Épervier d'Europe (mâle)

L'après-midi s'écoule et je m'étonne de voir si peu d'oiseaux... L'épervier est-il revenu en embuscade ? Non, c'est un couple de souris qui squatte la mangeoire. L'une d'entre elles m'aperçoit et fuit tandis que l'autre préfère emmagasiner...

Souris grise

PS: Suite à la piste proposée par Marie, j'ai cru que mon "épervier" était un "autour des palombes". Je me fie davantage à l'expérience de Christiane et je reviens sur mon identification, mon rapace est un "épervier d'Europe, mâle."
Merci pour votre aide et vos commentaires :)

mardi 4 janvier 2011

En pause

Paysage intérieur - Image de synthèse réalisée avec Vue Esprit

Vers le vent est en pause quelques jours. A bientôt!

Les oiseaux

Les oiseaux du verger

J'ai souvent moqué les gens qui nourrissaient les oiseaux. Ça me paraissait bizarre de donner à manger à des tas de plumes qui s'enfuyaient sans dire merci dès qu'on les regardait... J'étais perplexe lorsque je surprenais mes parents au petit-déjeuner plus attentifs aux oiseaux qui s'ébattaient sous leurs fenêtres qu'aux odeurs du grille-pain. Je ne comprenais pas.

Les oiseaux de Munchhausen

Une après-midi, je suis allé voir mon père qui s'occupait dans le jardin. Ému, il a évoqué le rouge-gorge qui se tenait à 2 pas et qui semblait l'accompagner. Plus tard encore, il m'a parlé du merle qui piaillait sur le mur pour l'avertir dès qu'un chat maraudait dans les parages, il se levait alors pour l'effrayer et le chasser sans violence du jardin afin de protéger le nid de la merlette... Ça me chagrinait de ne pas partager cette complicité.

Les mouettes

Beaucoup plus tard, je me suis rendu à un étang où mes parents se rendaient assez souvent pour s'y balader ou prendre des photos. Là, sur la berge, j'ai aperçu une cane. Qui m'a rendu mon regard. Une jolie cane que j'ai observée pendant de longues minutes, béat, subjugué, idiot... J'aimerais écrire que depuis je ne mange plus de filets sans rougir mais ce serait un mensonge.

Cane colvert

lundi 3 janvier 2011

Tu veux ma photo ?

Etourneau sansonnet

Pas commode, n'est-ce pas ? Ce sansonnet n'aime pas les paparazzi... La mésange bleue est plus conciliante avec le photographe, tandis que ce beau moineau semble poser pour la postérité...

Mésange bleue

Moineau domestique

dimanche 2 janvier 2011

Il ne neige plus

Croettwiller

Il ne neige plus.
Le froid est moins vif.
Les routes sont dégagées.
La neige en tas sur les trottoirs commence à fondre, devient grise et boueuse.
Alors que les jours s'allongent, les princes de la pelle à neige voient leur avenir s'assombrir...

Croettwiller

Près de Schaffhouse