lundi 31 mai 2010

Fleurs du Rhin 4

Les fleurs du Rhin changent, de nouvelles têtes apparaissent, d'autres s'estompent. Les insectes pollinisateurs aussi, des petites abeilles solitaires laissent la place à des papillons colorés qui filent à tire d'ailes...

dimanche 30 mai 2010

Belle-dame

Ce papillon est une Belle-dame (Vanessa cardui) arrivée juste à temps pour la fête des Mères :)


Bonne fête à toutes les Mamans qui flânent sur ce blog !

samedi 29 mai 2010

Chaman

Je m'engage sur le chemin boueux du Fahrgiessen.
Les nuages passent, se découvrent.
J'entends un cygne s'agiter à la surface du bras mort, battre des ailes comme s'il voulait s'envoler.
L'image d'un gomphe photographié l'année dernière dans l'herbe sèche me revient en mémoire.
J'ôte le capuchon de l'objectif.
"Je suis là" me dit la voix qui n'est pas une voix mais une couleur.
Je suis à l'écoute et j'ai l'impression que l'eau me parle.
Un caloptéryx me regarde fixement, se laisse approcher. Merci :)

Caloptéryx

L'eau qui parle s'égoutte en moi, me dit "Ici", "Là".
Les caloptéryx sont si proches que je pourrais les toucher en tendant la main.
L'eau qui parle les calme, me laisse les photographier.

Caloptéryx

J'avance dans les herbes hautes.
Je me penche vers un caloptéryx, je me sens observé. Une sensation de déjà vu, déjà vécu.
A ma droite, comme si c'était l'année dernière, un gomphe attend que je le mette en boite.

Gomphe

Je me relève et j'aperçois l'eau qui parle.
C'est une frêle naïade aux yeux rouges.
L'esprit.

Naiade aux yeux rouges

jeudi 27 mai 2010

Pour oublier la pluie

Que faire lorsqu'il pleut ?
Chausser ses claquettes, éclabousser les passants...
Remplir des barriques et des citernes en attendant le réchauffement climatique...
Scarifier son corps et danser jusqu'à ce que le soleil mange les nuages sombres...
Fouiller son disque dur, recadrer et photoshoper à tout va les papillons oubliés...

Dream drame

Au sommet de la tour assiégée
git l'enfant aux paupières cousues
par l'ennui.

L'homme-caillou
frappe à la porte du royaume.
L'heure du serpent a sonné.

Où dort le guerrier ?
Dans le lit d'un océan de ruines.

L'arbre surgit dans la nuit.



Dans l'espace infini
sombre
l'oiseau-tempête.

L'enfant charme
le cœur du monde
en chantant
une comptine :
"Découvrez-vous
Les chapeaux m'épouvantent
Découvrez-vous
Depuis qu'ils m'ont coupé la tête..."

mercredi 26 mai 2010

Les jardiniers de la prairie

L'étang du Beilenkopf où je photographie les libellules est tout près du Rhin. Il est au bas d'une pente douce.
Sur les hauteurs, entre la route et l'étang, une vaste prairie fleurie accueille les libellules qui y murissent quelques jours tant qu'elles ne sont pas encore capables de voler parfaitement après l'émergence.
A la recherche des libellules en train de sécher, je n'ai rencontré que de frêles demoiselles et beaucoup de papillons...

mardi 25 mai 2010

Fleurs du Rhin 3

Après la grisaille de cet hiver interminable, je ne parviens pas à me lasser des fleurs sauvages des rives du Rhin...

lundi 24 mai 2010

Enivrés

Il y a une semaine, j'ai vu ces bourdons dans une pâture. Ils étaient enfouis dans les fleurs et ne semblaient plus en bouger. Ils se déplaçaient lentement, explorant minutieusement chaque recoin.


dimanche 23 mai 2010

Près du Rhin

Les digues du Rhin sont couvertes de fleurs, leurs parfums agréables et entêtants attirent un grand nombre d'insectes. Je délaisse volontairement abeilles et bourdons, je poursuis les petites taches de couleur qui virevoltent... Bon dimanche !

samedi 22 mai 2010

Bombylius major

Cette mouche velue m'a souvent fait courir. Hier, c'était mon jour de chance et Bombylius major a daigné m'accorder quelques instants pendant qu'il butinait à l'aide sa longue trompe...

vendredi 21 mai 2010

Papillons

Un peu de légèreté, voici quelques papillons que je croise lors de mes balades. J'ai autant de peine à les approcher qu'à les identifier. Je débute avec le Guide des papillons d'Europe de Tolman & Lewington, mes identifications ne sont donc pas sures. N'hésitez pas à me corriger, merci.

Ecaille

Ecaille

Hespérie

Procris

Procris

jeudi 20 mai 2010

Fleurs du Rhin 2


L'après-midi était nuageuse, les brèves averses se succédaient, je n'envisageais pas de partir traquer les libellules dans les hautes herbes et revenir trempé et crotté. Je suis donc retourné voir les fleurs des rives du Rhin.
Alors que j'étais passé la veille, j'ai tout de suite remarqué des orchidées sur la talus de la grande digue. Il me semble qu'il s'agit d'orchis militaris mais je peux me tromper...




mercredi 19 mai 2010

Fleurs du Rhin

Je suis arrivé en Alsace il y a un peu moins de 15 ans. Coincée entre les Vosges et le Rhin, l'Alsace est un long couloir où se chevauchent des zones urbaines denses et industrieuses et des campagnes très dissemblables. Les piémonts abritent des vergers et des prairies tandis que les plaines sacrifient de plus en plus à la monoculture.
En semaine comme le week-end, je croise peu de gens dans les Vosges. Très peu même si on considère les populations des villes proches supposées arpenter les sous-bois. Par contre, les Alsaciens sont nombreux à fréquenter les rives du Rhin par tout temps, en famille, à pied et à vélo.


Ça m'a fait longtemps sourire car je n'y voyais qu'un repaire de moustiques insensibles à la citronnelle dont je me barbouillais le visage et les avant-bras. J'ai évité de leur servir de repas pendant plusieurs années...
Au bout d'une dizaine d'années, en cherchant les libellules, j'ai fini par m'approcher du Rhin. J'ai d'abord découvert les forets semi-immergées, véritables jungles, qui bordent le fleuve et où le moustique est roi. Puis j'ai essayé de comprendre pourquoi les Alsaciens se promenaient au pied des digues, entre les forets immergées, les roselières et les gravières d'un coté et le talus de la digue de l'autre.
Entre Lauterbourg au nord jusque Beinheim, le promeneur domine le Rhin (de vue seulement) depuis la rive. De Beinheim jusque Offendorf, le fleuve est endigué et il faut monter parfois un peu plus d'une dizaine de mètres sur la digue maitresse pour l'admirer.


Il y a donc le fleuve, plus ou moins large (des darses ont été creusées pour l'exploitation du gravier, pour y créer des ports ensuite) , canalisé entre deux larges digues. A leur pied, un canal de décharge récupère les fuites et les infiltrations et une route fréquentée par les camions des gravières et les cyclistes puis, en allant vers l'intérieur des terres, des roselières et des forets humides et les nombreux bras morts du vieux fleuve qui servent de polders lors des crues, des étangs et les affluents (Sauer, Moder, etc...), sans oublier l'ancien réseau de digues toujours en place.
Malgré l'exploitation du gravier, cela fait beaucoup d'ilots de verdure, sauvages, protégés, fréquentés assidument par les oiseaux et les pêcheurs. Les riverains aiment surtout se promener au pied des digues. Il m'a suffi de quelques printemps pour gouter à mon tour ces horizons colorés, le royaume des fleurs...